BONEFLOWER
Michael Hilsman
20.0919.10.13
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BONEFLOWER est la première exposition suisse de l’artiste new-yorkais Michael Hilsman.
Figure importante de la scène new-yorkaise émergente, il peint des natures mortes et des corps dissolus dans des compositions où le familier devient étrange, et où sa vision subjective sublime notre imagerie quotidienne.   
L’exposition Boneflower (nom aztèque de la tubéreuse, au parfum nocturne entêtant), est principalement composée des derniers travaux de l’artiste, réalisés dans son « atelier d’été », une grange isolée de l’Amérique rurale.
Dans la continuité de ses tableaux précédents, Hilsman y assemble formes, natures mortes, fruits et légumes autant que son propre corps pour construire des images non-litérales possédant leur propre logique subjective.
Comme le titre de l’exposition, les peintures de Michael Hilsman sont faites de relations paradoxales internes. Dans une composition colorée, Lime Lure nous expose un poisson d’appât cachant un crochet menaçant. Punch et Boneflower semblent osciller entre lumière du jour et obscurité abyssale, révèlant l’intérêt de l’artiste pour les oppositions comique / tragique, ou encore ésotérisme / exotérisme, leurs relations et leurs zones d’ambiguité.
On pourrait évoquer la notion de réalisme magique, mais chez Hilsman les objets physiques basculent dans l’environnement métaphysique de la peinture, et c’est alors la réalité qui apparaît étrange.
 
Michael Hilsman est né à Los Angeles en 1984. Il vit et travaille à New York.
Il obtient en 2006 un BA Art et Sociologie (UC Santa Cruz) et un MFA Art au Hunter College en 2012.
Son travail a été publié dans Modern Painters, The Huffington Post, The New York Times, New American paintings, The Village Voice, The Boston Globe, et en français dans Le Point.
Il sera aussi présenté dans le livre de Thames and Hudson à paraître prochainement : Nature Morte : Contemporary Artists Reinvigorate the Still Life.
 
 
BONEFLOWER is the first exhibition of New York based artist Michael Hilsman. The exhibition, titled Boneflower, is comprised mostly of work executed while the artist was working in isolation in an old barn in the rural U.S. As with the artist’s previous work, Hilsman uses both the figure and the still life as well as source material such as his own body and fruits and vegetables in order to construct non-literal pictures that possess their own subjective logic.
 
Like the title of the exhibition, Boneflower, which is taken from the Aztec name for the night blooming Polianthes Tuberosa, the paintings in the exhibition also contain internal paradoxical relationships.  For example, the painting Lime Lure features a fishing lure as one of its protagonists. The colorful lure is at once dazzling and eye-catching while at the same time obscures a menacing hook. The paintings Punch and Boneflower seem to flicker back and forth between the light of day and the darkness of the abyss, reflecting the artist’s interest in such relationships as the comic and the tragic and the esoteric and exoteric. The work in some ways relates to notions of magic realism, but in Hilsman’s work the physical objects are trespassing in the metaphysical environment of the painting, thus it is reality which appears strangest.