Rainbow Road
Joe Andoe
22.0916.12.17

 

 

 

 

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« Mes enfants avaient un jeu vidéo appelé Mario Kart, où si tu pouvais survivre à un niveau tu accédais à un autre, encore plus absurde et difficile, avec des obstacles de plus en plus fous, jusqu’à atteindre Rainbow Road, où les routes n’étaient plus que rubans de couleur dans l’espace infini, sans glissières de sécurité ni pauses, et où la seule compétence requise était la capacité à laisser aller ».  Joe Andoe, 2017.

La galerie est heureuse de présenter sa première exposition de l’artiste américain basé à New York, Joe Andoe (1955, USA).
La pratique de Joe Andoe est composée de peinture, dessin, vidéo et écriture.
Sa peinture figurative est presque exclusivement monochrome. La texture très spécifique laisse apparaître sous l’huile une épaisse couche de gesso, ainsi que les gestes du recouvrement préparatoire, et enfin la peinture à l’huile en couche délicate, pour un effet légèrement évanescent, étrangement suranné et hors du temps. On peut en dire autant de ses sujets : fleurs, paysages, vaches et veaux, animaux sauvages et totémiques (chevaux, loups, ours), ou bords de route. Il aime se définir comme un peintre de paysages.
Joe Andoe a grandi à la campagne à Tulsa, et on sent cet héritage dans son travail :
« Une fois, des chevaux me sont apparus. Je ne connais rien aux chevaux, sauf qu'ils sont toujours là, à l’est de Tulsa. Donc, lorsque j'ai peint le premier dans mon studio de New York, ça a résonné en moi, comme s’il était le symbole de ce qui me différenciait des 8 millions de personnes autour. »
Plus tard à New York, il a aussi commencé à peindre des sujets féminins, en commençant par son premier amour jusqu’à une série plus récente appelée Power Cosmic, où une déclinaison de jeunes femmes aux formes généreuses, aux poses rêveuses et au « tie and dye » récurrent, nous replace le contexte.
Excepté ce détail capillaire, tout dans ses peintures est intemporel et dégage une force troublante. Andoe ne nous parle pas des gesticulations contemporaines ni de la globalisation, il communique à un niveau plus profond de l’être, où même l’esprit le plus rationnel se voit en contact direct avec la vibration mystique de ses compositions.
Joe Andoe a vécu pendant 10 ans au Chelsea Hotel (où trône une de ses grandes têtes de cheval), et raconte cela dans son livre « Jubilee City », entre autres histoires et réflexions autobiographiques. Il dessine aussi beaucoup dans des petits carnets, et intègre ses dessins à ses vidéos, avec des séquences de « found footage » et du texte lu, qui font de ses films des compositions multimédias.
Le titre de l’exposition « Rainbow Road » fait écho aux fonds multicolores qu’il utilise parfois comme variante aux monochromes noirs, mais ce choix est surtout ironique de la part de Joe Andoe, comme une promesse absurde en opposition à la mélancolie des scènes « banales » de ses bords de route et de ses paysages.
 
Le travail de Joe Andoe est présent dans de nombreuses institutions telles que le Museum of Modern Art (MOMA, NY), le Metropolitan Museum of Art, le Whitney Museum of American Art, le Fisher Landau Center, le Los Angeles County Museum of Art, le Dallas Museum of Art, entre autres.
 
 
 
 
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« My children had a video game called Mario Kart and if you could survive one level you moved on to an even more absurd and difficult one with crazier obstacles on and on until you reached Rainbow Road where you found the road was just ribbons of color in deep space with no guardrail or breaks where the only skill required was the ability to let go. ». 
— Joe Andoe, 2017.
 
The gallery is pleased to present its first exhibition of the American and New York based artist Joe Andoe (1955, USA).
Joe Andoe’s body of work includes paintings, drawings, videos, and writings.
His figurative painting is almost exclusively monochrome. The very specific texture reveals a thick layer of gesso, as well as the preparatory base on the substrates, and finally the delicate layer of oil painting for a slightly evanescent effect, strangely archaic but enduring nevertheless. The same can be said of his subjects: flowers, landscapes, cows and calves, wild and totemic animals such as horses, wolves, and bears, as well as roadsides. He prefers to define himself as a landscape painter.
Joe Andoe grew up out in the country in Tulsa, Oklahoma, and one can sense this legacy in his work:
« One time horses showed up. I didn’t know shit about horses except they are always around in East Tulsa. So when I painted the first one in my NY studio it resonated with me, as if they were symbol of what made me different from the 8 million of people outside. »
Later in New York, he began to paint female subjects, starting with his first love. He then painted a more recent series called Power Cosmic, depicting a succession of young women in dreamy poses, with generous shapes and "tie dye".
Apart from this capillary detail, everything in his paintings is timeless, liberating a troubling force. Andoe does not touch on contemporary movements or globalisation, he communicates on a deeper level of being, where even the most rational minds find themselves in direct contact with the mystical vibration of his compositions.
For 10 years Joe Andoe lived at the Chelsea Hotel where one of his big horse heads can be seen, and he tells a story about this in his book "Jubilee City", among other anecdotes and autobiographical reflections. He often sketches in small notebooks, later integrating these drawings into his videos, with sequences of found footage and read text, thus transforming his films into multimedia compositions.
"Rainbow Road", the title of the exhibition, echoes the multi-coloured backgrounds he sometimes uses as a variant to the black monochromes, but this choice is mostly ironic on Joe Andoe’s part, which can be seen as an absurd promise in contrast to the melancholy of the commonplace roadside scenes and landscapes.
 
Joe Andoe’s work  is present in many institutions’s collections like the Museum of Modern Art (MOMA, NY), the Metropolitan Museum of Art, the Whitney Museum of American Art, the Fisher Landau Center, the Los Angeles County Museum of Art, the dallas Museum of Art, among others.